et du Saint-Suaire de Nice
Place du Palais de Justice
06300 Nice
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Histoire de la Chapelle
Les premières chapelles du Saint-Suaire
En 1620 est fondée la Confrérie des Pénitents Blancs du Saint-Suaire ayant pour siège la chapelle de l'hôpital Saint-Roch-Saint-Eloi sur le Cours Saleya. Les pénitents acquirent en 1621 une maison voisine ; la nouvelle chapelle est consacrée en 1623. En 1659, par un accord tripartite, la chapelle fut cédée aux Visitandines qui en construisirent une nouvelle, remise à la Confrérie la même année.
La Chapelle du Saint-Suaire (1660)
La nouvelle chapelle fut inaugurée le 4 mai 1660, jour de la fête du Saint-Suaire, instituée à la demande des ducs de Savoie par le Pape Jules II. En 1763, la façade est construite par l'architecte Giovanni-Battista Borra, en même temps que la salle d'audience du Sénat voisine.
En septembre 1792, l'arrivée des troupes révolutionnaires entraîne la dissolution des Confréries et la saisie de leurs biens. La voûte de la chapelle s'effondre lors de l'occupation.
Renaissance
En 1824, la Confrérie obtient la restitution de la chapelle du Roi Charles-Félix, et s'y établit le 16 novembre 1825. La restauration est confiée au peintre niçois Paul-Émile Barberis. La chapelle prit une forme néo-classique sobre, terminée en 1827, mettant en valeur son splendide maître-autel couronné du tableau de la Sainte-Trinité.
Aujourd'hui
Ce patrimoine relève des dispositions de la Convention franco-sarde du 23 août 1860, qui en laisse pleine propriété à la Confrérie. À noter dans le chœur :
- Les symboles de la Très Sainte Trinité sur de nombreuses pièces ;
- Le maître-autel en bois peint et doré du XIXe siècle ;
- Le remarquable tableau (1660) du peintre Jean-Gaspard Baldoino : mise au tombeau et ostension du Saint-Suaire par les Anges ;
- À la Tribune : orgues à cinq registres construits par Anton Verhaegen de Bruxelles en 1853, restaurés en 1997.
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© Olivier Miniato · Nice Drone
La Confrérie des Pénitents Rouges
Dès le XVIe siècle
La confrérie actuelle est née de la fusion de plusieurs vénérables confréries niçoises :
- 1578 — Confrérie du Saint-Nom de Jésus (sac rouge, trigramme JHS).
- 1583 — Confrérie du Saint-Esprit (noblesse, hôpital, Mont-de-Piété).
- 1620 — Confrérie du Saint-Suaire (souvenir du séjour de la relique à Nice, 1537-1543).
Fusion progressive au cours du XVIIIe siècle, dissolution lors de la Révolution, reconstitution sous le titre de Congrégation de la Très-Sainte-Trinité (1807).
Au XIXe siècle
En 1818, la Confrérie s'affilie avec l'Archiconfrérie romaine de la Très-Sainte-Trinité des Pèlerins, fondée en 1548 par saint Philippe Néri, et prend ce saint comme Patron protecteur. En 1821, l'évêque autorise le port du sac rouge. Le 16 novembre 1825, installation en la Chapelle du Saint-Suaire.
Le 30 mai 1870, elle prend officiellement le nom de Société de la Très Sainte Trinité et des Pèlerins.
Aux XXe et XXIe siècles
En 1984, Indult reconnaissant l'option préférentielle pour le rite latin traditionnel. En 1995, conventions canoniques avec l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. En 2023, approbation des Statuts rénovés par S.Exc. Mgr Jean-Philippe Nault, Archevêque de Nice.