Maison Saint-Hospice de Nice
La Maison Saint-Hospice de Nice

Les Chanoines de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre sont arrivés dans le Diocèse de Nice en 1995 afin d’assurer l’Aumônerie de la Confrérie des Pénitents Rouges. Dans leur chapelle de la Très Sainte Trinité, sur le Cours Saleya, la messe chantée en grégorien était assurée depuis 1972 par des prêtres diocésains (principalement les Chanoines de la Cathédrale Sainte-Marie-Sainte-Réparate).

La Maison Saint-Hospice a été érigée canoniquement le 1er septembre 2012, par Monseigneur Gilles Wach, Prieur général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, avec l’autorisation de l’Ordinaire du lieu.

À partir de cette date, les deux Chanoines présents dans le diocèse sont Vicaires de la Paroisse Saint-Jean-XXIII et desservent l’église Paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur (dite le Gesù) afin d’y vivre leur vie canoniale au sein du Vieux-Nice (ils assurent toujours en parallèle l'aumônerie des Pénitents Rouges). De même, ils travaillent à la Curie épiscopale en la Chancellerie et l'Officialité.


Les Chanoines de Saint-Hospice


Chanoine Hilaire MARCHADIER, Prieur,
Vicaire dans la Paroisse Saint-Jean-XXIII,
Chapelain pour l'exercice de la forme extraordinaire du Rite Romain,
Chapelain de la Confrérie de la Très Sainte Trinité de Nice.



Chanoine Jean Marc RODIÉ, Sous-prieur,
Vicaire dans la Paroisse Saint-Jean-XXIII,
Notaire en la Chancellerie.



Qui est Saint Hospice ?

Saint Hospice

Saint Hospice, personnage de grand mérite, illustre par ses miracles, vivait au VIe siècle. Il se renferma dans une vieille tour abandonnée, près de Villefranche, à une lieue de Nice, pour y pratiquer les exercices de la pénitence loin des vains bruits du monde. Vêtu d’un rude cilice, il portait sur sa chair nue, de grosses chaînes de fer, un peu de pain et des dattes faisaient sa nourriture ; mais, en Carême, il ne prenait que des herbes ou des racines.

Dieu le favorisa du don des miracles et du don de prophétie.

Saint Hospice prédit l’invasion des Lombards dans le midi de la France (qui serait une punition divine pour la dépravation de ses habitants). Quelques années plus tard, ces hordes barbares vinrent ravager nos provinces et mettre tout à feu et à sang. Les farouches soldats rencontrèrent le saint reclus dans sa masure déserte, et, à la vue de ses chaînes, le prirent pour un malfaiteur. Le saint leur avoua qu’il était très criminel et indigne de vivre. Alors l’un d’eux leva le bras pour lui fendre la tête de son sabre ; mais son bras, paralysé tout à coup par une force invisible, laissa tomber l’arme à terre. À cette vue, les barbares terrifiés se jettent aux pieds du solitaire et le prient de secourir leur camarade. Saint Hospice, par le signe de la croix, rendit la vigueur à son bras. Le soldat objet de ce châtiment et de ce miracle fut tellement touché, qu’il demeura près du Saint, résolu d’être son disciple et de marcher sur ses traces. Quant aux autres soldats lombards, ils furent pour la plupart châtiés du Ciel, pour n’avoir pas écouté les paroles de paix que le Saint leur avait adressées ; quelques-uns même furent possédés du démon.

Saint Hospice rendit l’ouïe et la parole à un sourd-muet qu’un diacre d’Angers conduisait à Rome, au tombeau des Apôtres et des martyrs, pour implorer leur secours. Émerveillé du prodige, le diacre s’écria : « Pourquoi donc aller à Rome ? Nous avons trouvé ici la vertu de Pierre, de Paul, de Laurent, des Apôtres et des martyrs ». Mais le saint homme lui répondit : « Ne parlez pas ainsi ; ce n’est pas moi qui ai guéri ce malade, c’est Dieu qui a réparé Son ouvrage et qui a rendu à cet homme les sens dont Il l’avait privé ».

C’est ainsi qu’ennemi de la vaine gloire, il rapportait tout à Dieu. On le vit ensuite rendre la vue à un aveugle de naissance, délivrer une jeune fille possédée du démon et chasser trois démons du corps d’une femme qu’on lui avait présentée.

Enfin Saint Hospice ressentit les approches de la mort, et annonça que dans trois jours il quitterait la terre pour le Ciel. Un homme étant venu le voir malade pour s’édifier, lui manifesta son étonnement de le voir ainsi chargé de chaînes et couvert de plaies, et lui demanda comment il avait pu tant souffrir : « Celui pour qui j’ai souffert m’a fortifié et soutenu ; je touche à mon repos et à ma récompense ». Il mourut couché sur un banc et les mains levées au Ciel, le 21 mai 581, Pélage II étant pape, Chilpéric Ier roi de Neustrie, Childebert II roi d’Austrasie et Gontran roi de Bourgogne.

« Histoire des Francs » de Grégoire de Tours (VIe siècle)

La Basilique-cathédrale Sainte-Marie-Sainte-Réparate de Nice ne possède comme relique qu’un os de la main de Saint Hospice. Il existe d’autres relique dans le diocèse de Nice : à Villefranche-sur-Mer, à La Turbie, dans la chapelle Saint-Hospice à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Saint Hospice était invoqué dans la région pour guérir les maux de gorge et pour obtenir la pluie. Il était considéré comme le Patron des témoins et un adage local en niçois fustige les faux témoins en évoquant Ouspici (Hospice). Un autre proverbe local dit « Que sant'Ouspici ti garde judici » (Que saint Hospice te garde le bon jugement).

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