Maison Saint-Hospice de Nice
Le Séminaire

Le Séminaire de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre est situé en Toscane, près de Florence et à moins de 300 km de Rome, à Gricigliano, dans la Villa Martelli, datant de la Renaissance, édifiée et transformée par la famille des Comtes Martelli.

Villa Martelli, le Séminaire Saint-Philippe-Néri.

Le Séminaire Saint-Philippe-Néri

Providentiellement situé entre Rome et la France, dans cette Toscane dont l’incomparable nature sert d’écrin à quelques-unes des merveilles de l’art chrétien, la Maison de Formation Sacerdotale de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre se donne comme objectif de préparer les futurs prêtres selon l’esprit de l’Église. Cet esprit est celui de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui s’est transmis au cours des siècles et s’est exprimé dans la Tradition, les Décrétales des Papes, les canons de l’Église et les Conciles.

L’œuvre de formation sacerdotale est vitale pour l’Église, les âmes et le monde qui a plus que jamais besoin de prêtres bien formés, nouveaux « soldats du Christ », qui doivent prendre la relève.

La fin particulière propre à l’Institut est la promulgation, la diffusion, la défense, dans tous les aspects de la vie de l’homme, du règne du Christ Notre-Seigneur, Souverain Prêtre, Voie, Vérité et Vie, selon l’enseignement du Magistère Suprême des Papes et des Conciles.
L’Institut a donc comme mission l’éducation de l’homme en vue de sa réalisation totale. Les prêtres membres de cet Institut se rappelleront que la réalisation plénière de l’homme – la béatitude éternelle – n’est acquise que par le Sacrifice du Divin Rédempteur sur la Croix, Mystère Pascal en vue de la réalisation du Royaume de Dieu dans toutes les sphères de la vie humaine.

Extrait des Constitutions.


Les séminaristes sont formés dans cet esprit sous le patronage de Saint François de Sales, Saint Benoît et Saint Thomas d'Aquin.

  • Saint François de Sales, si soucieux de la personne pour l'élever à la Vérité, les guide dans la pédagogie nécessaire pour notre époque envahie par un subjectivisme conduisant au relativisme ;
  • Saint Benoît leur apprend la régularité et l'ordre dans l'action pour accomplir l'œuvre civilisatrice de l'Évangile par la sainte Liturgie, source et sommet de la vie chrétienne ;
  • Saint Thomas d'Aquin, le Docteur Commun, leur permet d'approfondir et de vivre de cette Vérité qu'ils devront porter au monde ;
  • Et tout cela, dans une identité spécifique pétrie de romanité.

  • Accédez au Site internet du Séminaire
    [www.icrsp.org]

    Les Séminaristes autour de leurs Supérieurs, en septembre 2013.


    La vie au Séminaire

    Laissons-nous conter la vie au séminaire par un séminariste.

    La cloche

    Dès le premier son de la cloche, à six heures du matin, nous nous apprêtons à vivre une nouvelle journée ponctuée par les Offices, les cours, les repas, les récréations, les temps libres…

    « Quand la cloche sonne et nous appelle pour quoi que ce soit, il faut être prompt à partir et quitter tout. Il ne faut jamais rien faire contre l’obéissance, spécialement quand il nous vient en l’esprit que cela n’est pas bien, que le scrupule nous prend ou que nous ne voudrions pas que nos Supérieurs le sussent » Saint François de Sales.

    « Chaque moment amène un devoir qu’il faut remplir avec fidélité » R.P. Jean-Pierre de Caussade.

    La médidation et l’Office des Laudes

    Après le petit-déjeuner, à sept heures, nous renouvelons à genoux la consécration à l’Immaculée-Conception, patronne principale de l’Institut. Suivent ensuite une demi-heure de méditation silencieuse et l’Office des Laudes, la première des quatre Heures canoniales que nous chantons en communauté : Laudes, Sexte, Vêpres et Complies. Ainsi, la journée du séminariste est placée dès son commencement sous le regard bienveillant du Créateur. En lui offrant toutes nos actions à venir, nous les sanctifions dans leur principe.

    Dom Guéranger nous enseigne l’importance primordiale de la prière dans l’Introduction de son Année liturgique : « La prière est pour l’homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu’elle le met en rapport avec Dieu, qui est lumière, nourriture et vie ».

    Travaux et charges

    Dès huit heures, le séminaire se transforme en une ruche bourdonnante, où chacun vaque à sa tâche… Hôtellerie, lingerie, sacristie, secrétariat, propriété, jardin, atelier, cuisine, cave, sans oublier les ménages et les travaux d’entretien de notre chère maison !

    Les études au séminaire

    Le séminaire vit au rythme de la liturgie et des études… mais aussi, deux fois par an, des examens ! Révisions obligent, la semaine qui précède les examens est spécialement consacrée à l’étude, avec un emploi du temps aménagé en conséquence. Selon le nombre d’années passées au séminaire, les séminaristes se penchent sur les œuvres philosophiques d’Aristote et de saint Thomas, ou encore sur les traités de théologie, principalement ceux de saint Thomas d’Aquin, maître pour les études ecclésiastiques, comme l’ont rappelé le deuxième Concile du Vatican ainsi que de nombreux papes, Léon XIII, Pie XI, le Bienheureux pape Jean Paul II, Benoît XVI, et comme l’exige le Code de Droit canonique. Sans oublier l’Histoire de l’Église, la Patrologie, le chant grégorien… Avec un tel programme, les trois semaines d’examens sont bien remplies !

    La Sainte Messe

    Le séminaire nous préparant à devenir des prêtres selon le Cœur de Dieu, il s’ensuit tout naturellement que la Sainte Messe constitue le centre et le soleil de la journée. Cet aspect essentiel de notre vie quotidienne est bien mis en avant par le Directoire du Séminaire : « À mesure qu’augmentera leur foi, doit s’épanouir leur amour de Dieu, qui se manifestera et s’alimentera dans leur piété, c’est-à-dire dans l’exercice de leur vertu de Religion. Les séminaristes apprendront en effet à mieux comprendre que le prêtre est celui qui est choisi par Dieu pour l’Acte principal de la vertu de Religion : le Sacrifice. C’est pourquoi ils auront à cœur de faire du Saint Sacrifice de la Messe l’âme de leur vie sacerdotale et donc de leur vie d’aspirant au sacerdoce. Toute leur vie de prière et leurs exercices de piété s’orienteront vers lui. Les prières de la journée et l’oraison exprimeront leur désir de s’offrir à Dieu avec Jésus-Hostie, de participer à ses souffrances expiatrices, de s’unir à sa louange et à ses actions de grâce. Ils aspireront à vivre cette vie de prière dès le Séminaire, persuadés qu’elle sera l’âme de leur apostolat. Ils y ajouteront volontiers des prières personnelles qui orienteront leurs âmes vers Dieu ». Après un quart d’heure d’action de grâces en silence, nous chantons l’Office de Sexte.

    Les repas de Communauté

    Le christianisme est une religion de l’Incarnation : nous sommes des êtres à la fois spirituels et corporels, et si l’âme est nourrie par la prière et les Sacrements, le corps ne doit pas être oublié. C’est pourquoi les repas de communauté ont leur place dans la vie du séminaire. Chaque jour, le repas se prend midi et soir en silence tandis que la lecture, effectuée recto tono, nous fait découvrir des textes variés, spirituels, historiques ou littéraires. Les jours de grande fête, la musique remplace la lecture.

    Les récréations

    Extrait du Directoire du Séminaire : « Leur vie commune sera fraternelle dans la mesure des liens de respect et d’affection qui les attacheront à la Communauté. Ils auront pour leurs condisciples une profonde affection […] Ils s’efforceront de manifester envers tous la même estime, le même dévouement, surtout à l’occasion des récréations, des sorties. Ils considéreront toujours plus ce qui les unit que ce qui les sépare. Qu’ils sachent que le souvenir des années de Séminaire vécues dans une sainte charité mutuelle, inspirée par le don de piété et la vertu de justice, procurera à toute leur vie sacerdotale un réconfort inappréciable. O quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum ! [Ps. 132, 1] Combien il est bon et agréable pour des frères d’habiter ensemble ! ».

    Le chapelet

    L’après-midi commence par la récitation du chapelet en communauté, à l’intention de nos bienfaiteurs ; par ailleurs, des intentions de prière particulières nous sont régulièrement envoyées. Durant le mois d’octobre, conformément à la demande du Pape Léon XIII, de glorieuse mémoire, nous récitons le chapelet devant le Saint-Sacrement exposé.

    Complies et Grand Silence

    La journée s’achève par l’Office des Complies, action de grâces pour la journée écoulée, mais aussi demande de protection pour la nuit à venir : le Malin rôde dans les ténèbres, comme nous en avertit saint Pierre dans la lectio brevis. Pour autant, le sentiment qui domine n’est pas la crainte mais une confiance filiale : « Entre vos mains Seigneur je remets mon esprit » chantons-nous dans le Répons, en union avec Notre-Seigneur sur la Croix, s’abandonnant à la volonté de son Père. Après l’Office, chacun s’agenouille quelques instants aux pieds de l’Immaculée Conception, si miséricordieuse envers ceux qui l’invoquent et se recommandent à sa maternelle protection. Depuis les Complies jusqu’à l’Office des Laudes du lendemain, nous gardons avec rigueur le Grand Silence qui favorise ce tête à tête intime entre l’âme et son Créateur et sanctifie jusqu’à notre repos.

    Questions sur la vocation

    Vous trouverez ci-dessous les interrogations habituelles concernant les vocations. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter, soit la Province de France, soit au Séminaire.

    Existe-t-il des caractéristiques particulières pour déterminer une vocation destinée à joindre l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre ?

    Si vous ressentez un appel fort pour servir le Christ Roi généreusement, en offrant toute votre vie, et si vous voulez être le fils fidèle de notre Sainte Mère l’Église et de sa grande Tradition dans tous les aspects de la vie, alors vous pouvez être appelé à considérer plus profondément une vocation dans l’Institut.

    Nous vous invitons à développer une dévotion filiale envers la Sainte Vierge, sous son titre d’Immaculée Conception. Cette dévotion vous aidera à développer les vertus de pureté, d’humilité et d’obéissance, dont vous aurez besoin dans votre vie, comme prêtre ou comme oblat. Vous devez aussi avoir un certain attrait spirituel envers nos trois saints Patrons : saint Benoît, comme symbole de l’unité entre la foi et la culture, entre la liturgie et la vie ; saint Thomas d’Aquin, qui manifeste la fidélité à la doctrine de l’Église et à la Papauté ; et saint François de Sales, l’évêque qui a offert un amour sans cesse croissant pour ceux qui traversent des détresses matérielles et spirituelles.

    Comme prêtre ou oblat dans l’Institut, vous devez chérir la vie fraternelle et communautaire, orientée sur la gloire de Dieu dans la liturgie et sur une charité vraiment désintéressée, modèle que nous travaillons à diffuser dans notre séminaire de Gricigliano et dans les maisons de l’Institut.

    Si vous désirez apprendre et grandir en spiritualité et dans la compréhension des trésors que l’Église nous offre à travers sa liturgie, sa doctrine et sa vie dans le monde, et si vous souhaitez être docile envers les précieuses grâces découlant de l’obéissance et de l’humilité, en recevant ces trésors de la sagesse de l’Église, alors le Christ Roi, Éternel et Souverain Prêtre, peut attendre de vous que vous deveniez un futur membre de notre Institut.

    Comment l’Institut travaille-t-il au service de l’histoire et de la tradition de l’Église ?

    La mission principale de l’Église est de perpétuer, au fil de l’histoire, l’enseignement des vérités éternelles transmises par Notre-Seigneur dans une tradition ininterrompue, depuis les Apôtres et leurs légitimes successeurs. C’est cette tradition ininterrompue qui, sous la vigilance de l’Esprit Saint, garantit notre union avec Jésus-Christ, « Celui qui est, qui était et qui vient » [Heb. 13, 8]. L’Institut veut être en parfaite continuité avec cette tradition authentique et intacte.

    Les fondateur et co-fondateur de l’Institut se sont formés à Gênes, sous l’autorité du cardinal Giuseppe Siri, puis à Rome, où ils ont travaillé auprès de cardinaux et de prélats représentant la tradition de la grande école romaine. Ils ont ainsi eu la grâce d’être immergés dans le fleuve de cette grande tradition ecclésiastique, théologique et liturgique. En fondant l’Institut du Christ Roi, ils n’ont pas cherché à « recréer » cette tradition, mais à la transmettre aux membres de l’Institut. Il s’agit ni plus ni moins que de la tradition vivante enseignée par saint Paul : Tradidi vobis quod et accepi, je vous ai transmis ce que j’ai reçu [I Cor 11, 23].

    L’Institut possède-t-il son propre séminaire ?

    Oui, il s’agit du Séminaire Saint-Philippe-Néri, près de Florence, en Toscane, où nous sommes implantés, avec la bénédiction de l’archevêque de Florence, depuis 1991. Vous pouvez en savoir plus en consultant le site de notre Séminaire international.

    Les membres de l’Institut du Christ Roi doivent-ils apprendre d’autres langues ?

    Oui, tout candidat au sacerdoce dans l’Institut doit apprendre ou connaître au moins deux langues : le français, qui est la langue véhiculaire employée au séminaire, dans la vie de communauté comme dans les études ; le latin, langue sacrée de l’Église et de sa liturgie. La connaissance d’autres langues –anglais, italien, espagnol, allemand, etc.– est fortement conseillée, car elle est une grande occasion de comprendre plus profondément l’universalité de la culture catholique et de rejoindre les nombreux apostolats de l’Institut répandus en dehors de la France.

    Quels sont les exigences requises pour ceux qui veulent entrer au séminaire ou devenir oblats de l’Institut ?

    Voici les conditions pour rejoindre notre Institut comme futur prêtre ou oblat :

    1. Les futurs séminaristes doivent normalement avoir entre 18 et 30 ans, et les futurs oblats entre 18 et 40 ans.

    2. Les candidats doivent avoir obtenu le baccalauréat français ou son équivalent, sinon avoir effectué une expérience professionnelle.

    3. Un curriculum vitæ (contenant les informations habituelles : date et lieu de naissance, cursus scolaire, diplômes, expériences professionnelles, photographie, etc.) doit être rédigé et envoyé au Secrétariat de la Province de France, à l’attention du Provincial de France, Mgr Michael Schmitz.

    4. Des lettres de recommandations doivent être transmises par au moins deux prêtres.

    Il est bien sûr préférable d’avoir pris contact avec un prêtre de l’Institut, qui pourra vous guider dans votre vocation et vous mettre en relation avec notre maison de formation.

    Une femme peut-elle devenir membre de l’Institut ?

    L’Institut possède une branche féminine, les Sœurs Adoratrices du Cœur Royal de Jésus, fondée en 2001. La maison-mère de nos sœurs se situe non loin de notre séminaire de Gricigliano, près de Florence, en Toscane. Deux autres maisons ont été fondées en Suisse et en Allemagne. La communauté compte aujourd’hui une trentaine de sœurs de différentes nationalités, ce qui apporte une grande richesse culturelle à leur vie religieuse. Elles se rattachent à la spiritualité de saint François de Sales, sainte Jeanne de Chantal et sainte Madeleine-Sophie Barat. Leur vie de communauté s’inspire beaucoup de l’inspiration de saint François de Sales qui fonda l’Ordre de la Visitation.

    Nos sœurs ne sont pas cloîtrées, mais la vie contemplative est au cœur de leurs journées. Elles chantent les laudes, les vêpres et les complies et assistent chaque jour à la sainte Messe. En outre, elles disposent d’une heure de méditation avant la Messe ainsi que l’Heure sainte, c’est-à-dire l’adoration eucharistique, tous les soirs. Les Adoratrices sont aussi appelées à s’investir dans des tâches apostoliques. Outre la confection et la restauration d’ornements liturgiques et de linges d’autel, elles encadrent chaque été des colonies féminines dans leur maison du Jura suisse.

    Un séminaire encore en travaux

    Après beaucoup d’efforts et grâce aux dons généreux de nombreux fidèles – depuis vingt cinq ans l’Institut dépend uniquement des dons des fidèles et des bienfaiteurs – le Séminaire a pu être rénové, les dépendances aménagées afin de recevoir les séminaristes, ajoutant ainsi de nouvelles salles de cours, de nouveaux bureaux et également une nouvelle chapelle, plus grande que l’ancienne chapelle des Martelli devenue trop petite. Aujourd’hui cette chapelle s’avère à son tour trop étroite, et les murs du Séminaire ne se sont pas élargis en fonction de l’afflux des vocations. Quant à la toiture, celle de la Villa Martelli avait pu être rénovée en 2014 et 2015, mais les travaux reprendront à l’été 2016 avec la rénovation des toits du bâtiment abritant les salles de cours et les chambres des séminaristes de première année.

  • Participez aux travaux du Séminaire [www.travaux.icrsp.org] ;

  • Pour aider le Séminaire

  • Aidez un séminariste dans sa formation [www.pension.icrsp.org] ;
  • Fates un don au Séminaire ou à l’Institut [www.don.icrsp.org] ;
  • Donnez des intentions de Messe [www.don.icrsp.org] ;

  • Vous pouvez aussi aider le Séminaire ou/et l’Institut en envoyant un chèque à l'ordre de « Amis de l'ICRSP » au séminaire :
  • Istituto di Cristo Re Sommo Sacerdote
    Villa Martelli  -  Via di Gricigliano, 52
    50065 LE SIECI (FI) - Italie

    ou encore, en faisant un virement bancaire (ponctuel ou régulier), également pour toutes les dispositions concernant des legs, l'I.S.F. et autres donations. Pour cela, merci de contacter le Secrétariat du Séminaire à l'adresse info@icrsp.org.


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