La réception des Sacrements en temps de confinement...

Que nous dit le Catéchisme ?

« Les sacrements sont des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiées à l’Église, par lesquelles la vie divine nous est dispensée. Les rites visibles sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement. Ils portent fruit en ceux qui les reçoivent avec les dispositions requises » Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC) n° 1131.


Distinction à faire !

Nous devons cependant distinguer les sacrements qui sont de nécessité de moyen et ceux qui sont de nécessité de précepte pour faire son salut :

  • la nécessité de moyen est absolue car supposée l’existence d’un moyen pour arriver au salut, si on omet ce moyen , on ne peut obtenir son salut. Seuls le baptême et la pénitence sont de nécessité de moyen : le baptême pour tous les hommes, la pénitence pour ceux qui ont perdu la grâce baptismale par le péché mortel 
  • la nécessité de précepte est relative et celui qui négligerait sans raisons les moyens que lui propose le Christ pour l’aider à avancer sur le chemin du Ciel commettrait une faute.
  • Nous verrons quelle attitude adopter pour adapter notre vie sacramentelle en ces temps difficiles.

    1.  Le Baptême.

    Que nous dit le Catéchisme ?

    « Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d’annoncer l’Évangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28, 20 et cf. DS 1618 ; LG 14 ; AG 5). Le Baptême est nécessaire au Salut pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16, 16). L’Église ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer l’entrée dans la béatitude éternelle ; c’est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu’elle a reçu du Seigneur de faire “renaître de l’eau et de l’Esprit” tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le Salut au sacrement du Baptême, mais il n’est pas lui-même lié à ses Sacrements » CEC n°1257.


    Cas pratique...

    La Conférence des Évêques de France a recommandé aux évêques de suspendre la célébration publique des baptêmes. Ces directives ont été reprises dans la quasi-totalité des diocèses français.

    La question se pose donc sur l’attitude à adopter par les parents qui ont la joie d’accueillir un nourrisson dans leur famille.

    L’Église demande :

  • « §1. Les parents sont tenus par l’obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines ; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d’y être dûment préparés. §2. Si l’enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard » Canon 868 du Code de Droit Canonique (CIC).
  • L’Eglise exige donc que les enfants soient baptisés dans les premières semaines c’est-à-dire avant trois semaines écoulées sinon le baptême aurait lieu dans les premiers mois... Le motif en est qu’il faut assurer au plus tôt le Salut des petits enfants et ne pas les priver sans raison de la vie de Charité en Dieu que leur confère le baptême. En cas de péril on baptisera l’enfant immédiatement.

  • « §1. Le ministre du baptême est l’Évêque, le prêtre et le diacre, restant sauves les dispositions du Can. 530 n 1. §2. Si le ministre ordinaire est absent ou empêché, un catéchiste ou une autre personne députée à cette charge par l’Ordinaire du lieu confère licitement le baptême, et même, dans le cas de nécessité, toute personne agissant avec l’intention requise ; les pasteurs d’âmes, surtout le curé, veilleront à ce que les fidèles soient instruits de la façon correcte de baptiser » Canon 861 du CIC.
  • Tout homme (ou femme), qu’il soit lui-même baptisé ou non, peut administrer validement le baptême. Mais pour que le baptême soit administré licitement (c’est-à-dire selon les normes de l’Église catholique) et donc sans faute de la part du ministre (c’est dire de celui qui donne le baptême), il faut suivre les prescription du Can. 861.

    Nous ne pouvons que constater que si des parents ne peuvent trouver un prêtre qui puisse venir baptiser leur enfant, il est de leur devoir grave d’administrer eux-mêmes le baptême sans attendre, c’est ce que l’on appelle l’ondoiement. La situation d’épidémie rendant cette obligation d’autant plus urgente. Le complément des cérémonies du baptême se fera par un prêtre lorsque la situation sera revenue à la normale.


    Comment baptiser ?

    Pour baptiser il faut verser de l’eau (pas nécessairement bénite, l’eau du robinet convient parfaitement) sur la peau de l’enfant (généralement le front) en prononçant en même temps les paroles sacramentelles : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

    Nota Bene :

  • il ne faut omettre les conjonction “et” qui signifie l’égalité entre les trois Personnes divines ;
  • pour être certain de la conjonction entre la matière (l’eau qui coule sur la peau) et la forme (les paroles sacramentelle), on commencera à verser l’eau sur l’enfant puis on prononcera les paroles, enfin on cessera de faire couler l’eau ;
  • C’est la même personne (ministre) qui doit verser l’eau et prononcer les paroles ;

  • On aura soin de procurer un parrain ou une marraine à l’enfant. On peut être parrain ou marraine par procuration. Il suffit d’obtenir l’accord du futur parrain puis de le faire représenter par un des membres de l’assistance quelque soit son âge ;
  • On s’assurera qu’il y ait un témoin du baptême en plus du ministre et on adressera le dû formulaire [téléchargeable ici] à la Chancellerie de l’évêché.

  • 2.  La Pénitence.

    Que nous dit le Catéchisme ?

    « Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Église, doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessé et dont il se souvient après avoir examiné soigneusement sa conscience. Sans être en soi nécessaire, la confession des fautes vénielles est néanmoins vivement recommandée par l’Église » CEC n°1493.

    « La confession individuelle et intégrale des péchés graves suivie de l’absolution demeure le seul moyen ordinaire pour la réconciliation avec Dieu et avec l’Église » CEC n°1497.


    N’hésitez pas à recourir au ministère de vos prêtres ils sont sur Terre pour cela pardonner les péchés et offrir le Saint Sacrifice de la messe. Le chanoine Guimbretière est joignable à toute heure au 06.83.38.31.68.

    En cas d’impossibilité de recourir au ministère d’un prêtre on s’efforcera de produire un acte de contrition parfaite (c’est-à-dire regretter ses péchés par amour de Dieu) en méditant sur la Passion. Un petit traité sur la contrition parfaite est [téléchargeable ici].

    © ICRSP France 2020

    NB : en cas de symptômes qui vous font juger prudent de signaler son cas on aura soin d’appeler le prêtre avant pour qu’il administre les sacrements de pénitence et l’onction des malades puis seulement après le 15. Actuellement les prêtres ne peuvent plus rentrer dans les hôpitaux. Une fois pris en charge par l’assistance sanitaire il n’y plus de possibilité pour recevoir les sacrements.

    3.  La Sainte Eucharistie.

    Le Saint Sacrifice de la messe est la sacrifice parfait d’adoration envers la Très Sainte Trinité qui obtient le pardon des péchés, les grâces qui sont nécessaires aux âmes et rend grâce à Dieu.

    Le culte n’est pas aboli, les prêtres continuent de célébrer la Sainte Messe. À chacun de prendre le temps de s’unir aux messes célébrées pour en percevoir les fruits.

    La réception de la sainte communion étant rendue problématique on y suppléera par la Communion spirituelle.

    © ICRSP France 2020


    Prière pour nous aider à faire la Communion spirituelle :

    « Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint Sacrement.
    Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir.
    Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement,
    venez au moins spirituellement dans mon cœur.

    Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ;
    ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

    Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour,
    afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

    Chérubins, Séraphins qui adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour,
    priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.
    Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
     ».

    Prière de saint Padre Pio.

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